Where did all the snow go?

Jon Osler is currently living in Moscow, teaching English whilst learning Russian. His on the ground blog elucidates cultural highlights as perceived by an Englishman in Russia.

After several months of hibernation in overheated apartments, Muscovites have made it to May and the long Moscow winter has finally made way for spring. Five long months of snow cover, about 152 centimetres of snowfall and average temperatures well below zero have come to an end. The cities 700 fountains have been switched on and the less well-known hot Moscow summer, often above 30 degrees in June through to August, awaits us.

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Copyright © 2016 Jonathan Osler

But how does Moscow cope with such harsh winter conditions, such vast quantities of snow and all with such little disruption to daily life?

With flooding following heavy snowfall, the blizzard in New York this January highlighted the havoc snow can wreak on a megalopolis, and in 2009 15-20 centimetres of snow quite literally ground London to a halt. The Guardian reported the closure of 3,000 schools, the cancellation of all flights at Heathrow, the suspension of 10 of 11 underground lines and how one in five Londoners were unable to work, all at an estimated cost of £1.2 billion to the British economy. Clearly the efficient removal of snow is of the utmost importance, not only to the daily lives of Muscovites but also to the Russian economy! So what happens to all this Moscow snow?

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Russian Advertising! Copyright © 2016 Jonathan Osler 

Moscow employs a 30,000 strong army of snow clearing staff who work day and night, clearing paths and roads using shovels and more than 15,000 snowploughs. The snow is collected in large dumper trucks and taken to a giant bunker where it’s cut into pieces by a mincing machine, mixed with sewage water and cleaned before finishing up in the Moscow river.

DSC_0341Copyright © 2016 Jonathan Osler 

This well rehearsed operation is still on occasions stretched to its limits. 26 cm of snow fell in one night in February 2013 and despite workers clearing 800,000 cubic metres of snow in just 24 hours, there was still chaos on the roads with Moscow traffic police reporting a staggering 3,160 minor accidents for the day.

In exceptional circumstances, such as public holidays, parades and concerts the Moscow authorities employ a technique pioneered during Stalin’s premiership. Military jets spray clouds with silver iodide, liquid nitrogen and dry ice, triggering precipitation before snow clouds reach Moscow. This technique is also now commonplace in China, used to ensure clear skies for days of national importance.

But all of this is behind us for this year and this Englishman in Russia can’t wait to see the other side of Moscow, the summer side…

Jon Osler, An Englishman in Russia


Jon Osler vit actuellement à Moscou, il y enseigne l’anglais et y apprend le russe. Son blog souligne les particularités fascinantes perçues par « An Englishman in Russia. »

Après plusieurs mois d’hibernation dans leurs appartements surchauffés, les moscovites se retrouvent au mois de mai et l’hiver particulièrement long a finalement fait place au printemps. Cinq longs mois de sol enneigé, environ 152 centimètres de neige au total et des températures moyennes bien inférieures à zéro degré s’achèvent. 700 fontaines de la ville ont été allumées et l’été chaud de Moscou, beaucoup moins connu dans le monde avec bien souvent des températures supérieures à 30 degrés entre juin et août, nous attend.

Mais comment Moscou fait-elle face à de telles conditions climatiques, de telles quantités de neiges, le tout avec si peu de perturbations dans la vie quotidienne ?

Les inondations qui ont suivi le blizzard à New York en janvier dernier ont démontré comment la neige peut faire des ravages dans une mégalopole et en 2009, 15-20 centimètres de neige ont totalement paralysé la ville de Londres. « The Guardian » a rapporté la fermeture de 3 000 écoles, l’annulation de tous les vols à Heathrow, la suspension de 10 lignes de metro sur 11 et le fait qu’un londonien sur cinq ne puisse pas se rendre sur son lieu de travail ; le tout ayant causant un coût approximatif de £ 1,2 milliard pour l’économie britannique. Évidemment, l’efficacité du déneigement est d’une importance capitale pour la vie quotidienne de moscovites mais aussi pour l’économie russe ! Mais qu’arrive-t-il à toute cette neige ?

La ville de Moscou embauche une équipe de 30 000 personnes pour les opérations de déneigement. Ils travaillent jour et nuit en déblayant les rues et les trottoirs avec leurs pelles et leurs 15 000 chasses-neige. La neige est transportée jusqu’à un bunker géant où elle passe dans un hachoir, se mélange avec les eaux usées, et finalement se nettoie avant de finir dans la rivière.

Cette opération, bien établie, atteint parfois ses limites. 26 centimètres de neige sont tombés lors d’une nuit du mois de février 2013 et malgré le travail effectué par l’équipe embauchée a cet effet qui a déneigé 800 000 mètres cubes en seulement 24 heures, le chaos régnait sur les routes ; la police de la circulation a rapporté pas moins de 3 160 accidents mineurs de la route sur la journée.

Dans des circonstances exceptionnelles, comme les jours fériés, les défilés et les concerts, les autorités moscovites utilisent une technique qui a été conçue a l’époque de l’U.R.S.S de Staline. Les avions de chasse projettent de l’iodure d’argent, de l’azote liquide et de la neige carbonique dans les nuages pour stimuler la précipitation avant que les nuages de neige n’atteignent Moscou. Cette technique est maintenant répandue en Chine et est utilisée pour s’assurer d’un ciel dégagé durant les jours d’importance nationale.

Mais tout ceci est derrière nous pour cette année et cet Anglais en Russie est impatient de voir l’autre côté de Moscou, le côté « été » …

Jon Osler, An Englishman in Russia

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